Question Marmier Bruno / Ghielmini Krayenbühl Paola

Emploi des réfugiés : les Grisons en pole position, Fribourg en dessous de la moyenne. Que pense faire le Conseil d’État ?

Question

Un article du journal Le Temps publié le 28 juillet 20181 et intitulé « Dans les Grisons, les clés de l’emploi des réfugiés » met en évidence l’efficacité de la politique conduite par le canton des Grisons en matière d’intégration des réfugiés sur le marché du travail.

L’introduction de cet article a la teneur suivante : Souvent citée en modèle, l’intégration à la mode grisonne repose sur des cours de langue intensifs, des contacts étroits avec les employeurs et un accompagnement individuel. Résultat: les réfugiés qui travaillent sont beaucoup plus nombreux que dans le reste du pays, la Suisse romande en particulier.

L’article fait notamment ressortir les chiffres suivant :

  • Taux d’occupation des requérants en attente d’une décision : Grisons : 17,5%; Fribourg : 0,3 %; Suisse : 5,2%.

  • Taux d’occupation des personnes avec le statut de réfugié reconnu (permis B) : Grisons : 37,1%; Fribourg : 21,1 %.

  • Taux d’occupation des personnes avec permis B et cinq ans de séjour : Grisons : 60 %; Fribourg : 28,3 %; Suisse : 31,1 %.

A la lueur de ces chiffres, nous constatons que les résultats du canton de Fribourg sont relativement modestes. Dans l’intérêt tant du canton et des communes que dans celui des réfugiés eux-mêmes, il serait bienvenu que le taux d’occupation des réfugiés puisse fortement augmenter.

Aussi, nous souhaitons poser les questions suivantes au Conseil d’État :

  1. Quel bilan le Conseil d’État tire-t-il de sa politique actuelle ? Comment explique-t-il les différences de résultats en comparaison avec le canton des Grisons ?
  2. Le modèle appliqué dans les Grisons est-il transposable dans le canton de Fribourg ? Quels seraient les éventuels obstacles ?
  3. Le Conseil d’État a-t-il la volonté d’améliorer l’intégration des réfugiés sur le marché du travail ?
  4. Si oui, est-il disposé à se donner les moyens nécessaire pour agir ? Est-il disposé à se fixer des objectifs chiffrés ?
  5. Dans quel délai le Conseil d’État pourrait-il s’imaginer passer à l’action ?