Financement des élections fédérales sous le signe de l’opacité

Le PLR en tête des dépenses publicitaires

Un baromètre permet d’y voir un peu plus clair

La campagne pour les élections fédérales d’octobre 2011 est lancée. La plupart des partis ont désignés leurs candidats. On peut passer aux choses sérieuses et les partis ouvrent le tiroir-caisse pour gagner en visibilité. Et là, sans surprise, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Quant à savoir qui paie la facture, l’opacité est la règle et la transparence l’exception.

Mais à en croire le baromètre des dépenses électorales créé par la TSR à l’occasion des élections, le PLR (Parti libéral-radical) est le parti qui a le plus dépensé en frais de publicité au cours de ces dernières semaines. Par contre, on ne sait rien ou presque de ses donateurs. Retour ligne automatique La société Alpiq, dont la majorité du capital est détenue par des collectivité publiques, a reconnu dernièrement financer certains partis politiques, sans pour autant en révéler les montants, alors même que les députés de ces partis débattent de questions relatives au marché de l’énergie. Le conflit d’intérêts n’est pas loin.

Voyons le reportage de la TSR :

26 juin 2011, 19:30, le Journal

Elections fédérales et campagnes publicitaires: l’analyse de Pierre Gobet

Pas d’informations cantonales

Au niveau cantonal, nous n’avons pour le moment aucun chiffre permettant de classer les partis au regard de leurs dépenses de campagnes.

Mais tout compte fait, la transparence est devenu très “tendance”, comme le montre le reportage suivant de la TSR, où l’UDC propose une initiative demandant aux parlementaires de déclarer les revenus liés à leurs mandats politiques. Retour ligne automatique Quant au PDC, qui regrettait la fin des donations d’UBS lorsque celle-ci a été sauvée des eaux par les pouvoirs publics, et qui d’ailleurs reçoit quelque argent d’Alpiq, il s’intéresse aux financements des campagnes pour les initiatives et les référendums. Retour ligne automatique On se souvient également que les Jeunes PDC fribourgeois avaient eux aussi lancé une motion intitulée « des piliers cantonaux transparents » visant à connaître la rémunération des membres de la direction et du conseil d’administration des TPF, de la BCF ou encore du Groupe E.

Chacun y va donc de sa petite initiative partielle, histoire de gagner en visibilité. Ne n’oublions pas, il s’agit d’une année électorale.

Grand format: le financement des partis en Suisse pourrait devenir plus transparent

15 mai 2011, 19:30 Le Journal


Voir aussi: Dépenses publicitaires: le PLR en tête pour l’instant


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